Conseil communal du 27 mars 2018

La commune de Woluwe-Saint-Lambert et la région bruxelloise ont élaboré des plans avancés pour la construction d’un parking couvert de 1300 places à côté de la station de métro Kraainem. Le dossier que Kraainem-Unie est allée consulter mentionne que l’avenue de Wezembeek est une voie à 4 bandes de circulation et qu’il n’y aurait donc aucun impact sur la mobilité (alors qu’en réalité, le tronçon entre le ring et la station de métro est une voie à 2 bandes). L’échevin de la mobilité, Olivier Joris, n’a pu donner aucune réponse claire à la question de Kraainem-Unie au sujet de ce problème de mobilité : « il va donner pour mission à un employé communal de contacter la commune de Woluwe-St-Lambert ». Il a ensuite donné quelques explications au sujet du parking de 200 places qui est temporairement en place. Réponse à côté de la question donc. Kraainem-Unie lui a rappelé que sa responsabilité d’échevin est d’avoir lui-même un dialogue constructif avec la région bruxelloise, la région flamande et la commune de WSL afin de défendre la position de Kraainem en termes de mobilité. Kraainem-Unie a également insisté l’urgence d’approfondir ce dossier.

L’autorité flamande souhaite en savoir plus sur la qualité de l’air dans les communes de la région. Une enquête régionale à grande échelle a donc été lancée : 20.000 personnes participent au projet « CurieuzeNeuzen » qui émane d’une série d’organisations et universités. Les 20.000 participants recevront un tube de mesure à placer sur leur façade. Après une période déterminée, ils renverront les tubes pour analyse par des scientifiques. La commune de Kraainem est officiellement très enthousiaste pour tout ce qui touche à l’environnement. Du temps de son échevinat, Madame Caprasse avait d’ailleurs signé l’accord entre bourgmestres sur les émissions de CO2. Sur cette base, Bertrand Waucquez (Kraainem-Unie) espérait soumettre à l’accord du conseil communal un point pour soutenir officiellement ce projet en intervenant financièrement dans les frais des habitants de la commune qui participent à l’enquête (10€/hab.), comme cela s’est déjà fait dans d’autres communes. Avec 10 voix contre 8, le point est accepté à l’ordre du jour, mais la majorité (Union) prétend soudain que ce point est du ressort du Collège des bourgmestre et échevins et non du conseil communal. L’échevine de l’environnement, Elisabeth de Foestraets, invoque le fait « qu’il existent d’autres systèmes pour mesurer la qualité de l’air ». L’un n’exclut pas l’autre, mais nous n’aurons pas davantage de détails.

Vient ensuite l’évaluation officielle du travail de la secrétaire communale. Selon les documents envoyés aux membres du conseil communal (actuellement via un système électronique sécurisé), cette évaluation est positive. Il manque cependant un document, et c’est justement celui dans lequel l’évaluateur donne son avis. On nous explique que le sujet était trop sensible pour être envoyé (même via un système sécurisé ??) et que les conseillers communaux auraient dû aller le consulter à la maison communale. L’opposition s’abstient donc, pas à cause d’un problème concernant la secrétaire communale, mais parce que le vote à une fois de plus lieu sur base d’informations incomplètes.

Le conseil communal prend ensuite connaissance de la nouvelle répartition des compétences entre les échevins (après 2 ans de dispute au sein d’Union). En soi, ceci est une bonne nouvelle. Il apparaît cependant aussi que Thierry Van de Plas a récupéré ses compétences d’échevin. Rappelons qu’en 2014 celles-ci lui furent retirées par le Collège (tout en gardant l’intégralité de son salaire d’échevin). Carel Edwards (Kraainem-Unie) et Luc Timmermans (Open) demandent quelle est la raison qui a fait revenir le Collège sur sa décision de 2014. Pas de réponse. Mme Caprasse, qui remplace la bourgmestre Dorothée Cardon, explique que « ça a été décidé comme ça ». Thierry Van de Plas lui-même explique alors que le Grand Rabbin de Bruxelles est d’accord avec cette décision. Edwards réplique que d’une part, le Grand Rabbin de Bruxelles n’a rien à dire dans la commune de Kraainem et que d’autre part, il n’a personnellement rien contre cette décision, mais souhaite simplement connaître son fondement. Cela semble être une affaire confidentielle et interne au Collège ; tellement confidentielle que le Grand Rabbin de Bruxelles a été consulté, mais pas le conseil communal…

D’autres points importants pour la vie des citoyens ont été abordés, mais encore peu développés ou préparés.

Ainsi, les propriétaires d’un terrain avenue des Eglantines (faisant partie du Pikdorenveld) ont gagné leur procédure d’appel contre la Députation pour en faire un terrain à bâtir pour un projet immobilier (séance publique du 16/01/2018 et décision du Conseil des conflits en matière de permis d’urbanisme, « Raad voor Vergunningsbetwistingen », du 27/02/2018). Le Collège des bourgmestre et échevins a décidé de ne pas aller en appel. C’est l’incompréhension totale chez Kraainem-Unie et Open, pour qui ceci représente un dangereux précédent pour l’avenir des champs en face des supermarchés, et une réelle proie pour les spéculateurs immobiliers. Pragmatique, Bertrand Waucquez (Kraainem-Unie) suggère de ne pas se plier ainsi à cette décision et d’étudier des pistes alternatives (négocier avec les propriétaires / contacter la députation qui, selon le « Raad voor Vergunningsbetwistingen », devrait prendre une autre décision / évaluer la possibilité d’aller en cassation). Le Collège décide cependant de ne pas aller plus loin dans ce dossier. Après la gaffe lors du permis d’urbanisme pour le projet de l’ancienne poste, nous aurions espéré plus de la commune…

L’enregistrement des débats pendant le conseil communal revient de nouveau sur le tapis. Ce point sera en fait abordé dans le nouveau décret communal. Kraainem-Unie a déjà insisté à plusieurs reprises pour réaliser ces enregistrements de sorte que les comptes-rendus reflètent correctement les débats et pour éviter les interprétations divergentes. La proposition a une fois de plus été rejetée : le règlement d’ordre intérieur doit en effet être adapté et, selon Union, ce n’est pas opportun pendant une année électorale. Le président du conseil communal propose donc de reparler de ce point lors du conseil communal de janvier 2019.

En ce qui concerne la bonne gouvernance, on pouvait faire mieux lors de ce conseil communal :

·  certains documents étaient manquants de sorte que l’opposition ne disposait pas de toute l’information pour prendre les décisions ;

·  certains documents n’étaient pas traduits en néerlandais de sorte que le conseil communal ne pouvait pas prendre des décisions valablement ;

·  certains documents distribués aux conseillers communaux avant la séance contenaient des informations erronées qui durent être rectifiées pendant la séance.

 

Prochain conseil communal : 24 avril 2018